- Tags : Productivité
- Source : Livre
- Auteur : Cal Newport
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Voici la synthÚse de mes notes du livre Deep Work - Rules for focused success in a distracted world écrit par Cal Newport.
La structure du livre est gĂ©nĂ©ralement composĂ©e de cas/dâexemples puis le concept est dĂ©crit. Je ne dĂ©cris pas ces exemples, mon but ici est de dĂ©crire les Ă©lĂ©ments clĂ©s, si vous souhaitez en savoir plus Ă la fin de la lecture de ces notes je vous invite Ă lire le livre.
Introduction
Cal Newport définit dans son livre le Deep Work comme tel :
Deep Work : Travaux réalisés dans un état de concentration sans distraction, qui poussent les capacités cognitives à leur maximum. Ces efforts créent de la valeur, améliorent vos compétences, et sont difficiles à répliquer.
Cal Newport prend en exemple Bill Gates, qui, une semaine deux fois par an a Ă©tabli la âThink Weekâ pendant laquelle il sâisole complĂ©tement et ne fait rien Ă part lire/Ă©crire/penser.
Cal Newport explique que dans le monde actuel, il existe un nouveau type de tĂąche : le Shallow Work (travail peu profond).
Shallow Work : demandes peu cognitives, tĂąches âlogistiquesâ, souvent rĂ©alisĂ©es avec une distraction. Ces efforts tendent Ă ne pas crĂ©er beaucoup de valeur, et sont faciles Ă rĂ©pliquer.
Il décrit les réseaux comme dégradant notre capacité à rester concentré.
Pour lui la compétence à pouvoir effectuer du Deep Work a 2 vertus :
- Le monde change constamment, pouvoir donc facilement pivoter en apprenant de nouvelles compétences complexes est un avantage certain sur le marché, dans notre économie. Il résume cela à Apprendre des choses complexes rapidement.
- Avec la multiplicitĂ© dâoffres/services il est obligatoire de proposer les meilleures choses, et cela nĂ©cessite de la profondeur â Deep Work
La compĂ©tence Ă rĂ©aliser du Deep Work est devenue extrĂȘmement rare alors quâau mĂȘme moment cette mĂȘme compĂ©tence est devenue incroyablement importante dans notre Ă©conomie.
Partie 1 : LâidĂ©e (âThe Ideaâ)
Chapitre 1 : Le Deep Work est prĂ©cieux (âDeep Work Is Valuableâ)
Brynjolfsson et McAfee décrivent 3 groupes :
- The High-Skilled Workers : ceux ayant les compétences pour travailler avec les machines intelligentes.
- The Superstars : ceux ayant la possibiltĂ© dâoffrir des services depuis nâimporte oĂč dans le monde, les entreprises ont la possibilitĂ© de choisir les meilleurs et plus uniquement les talents locaux. Ces talents doivent donc se battre contre les superstars de leurs secteurs. Les meilleurs dans ce quâils font.
- The Owners : le nom parle de lui mĂȘme, ce sont ceux ayant investi du capital dans les sociĂ©tĂ©s.
Il explique que les 2 groupes âaccessiblesâ sont les High-Skilled Workers et les Superstars. Pour intĂ©grer lâun de ces 2 groupes il faut 2 compĂ©tences fondamentales :
- Pouvoir maĂźtriser rapidement un sujet complexe.
- Pouvoir produire Ă un niveau dâexpert, en termes de qualitĂ© et de quantitĂ©.
Lâapprentissage requiert une extrĂȘme concentration.
Cal Newport décrit la loi suivante : Production de travail de trÚs haute qualité = (Temps passé) x (Intensité de la concentration)
Chapitre 2 : Le Deep Work est rare (âDeep Work Is Rareâ)
Il décrit 3 tendances apparues dans les grandes entreprises :
- Les open-spaces, pour faciliter la collaboration.
- Les messageries instantanées, toujours dans cette optique de collaboration.
- Et la publication de contenus sur les réseaux sociaux pour maintenir une présence. Ces 3 tendances sont contraires à un processus de Deep Work.
BusYness as Proxy for Productivity = en lâabsence dâindicateurs permettant de prouver comment ĂȘtre productif et avoir de la valeur dans son job, beaucoup de travailleurs se tournent alors vers lâindicateur : faire beaucoup de chose visible.
Le Deep Work est malheureusement Ă contre courant des qualitĂ©s qui sont aujourdâhui mises en valeur. Lâartisanat, la qualitĂ© et lâexpertise sont old-school et non technologiques.
Chapitre 3 : Le Deep Work a du sens (âDeep Work Is Meaningfulâ)
DâaprĂšs Winifred Gallagher, la recherche explique que notre cerveau construit notre vision du monde basĂ© sur ce Ă quoi on fait attention. Par exemple, si je me focus sur mon cancer alors ma vie sera malheureuse et noir. Si en revanche je me focus, sur des choses positives alors je serai heureux. En rĂ©sumĂ©, le positif amĂšne du positif.
Il explique que les Ă©tats de flow nous procurent satisfaction, prouvĂ© par lâexpĂ©rience ESM, par ailleurs, le Deep Work permet plus facilement dâatteindre cet Ă©tat de flox. Donc Deep Work â Flow â Satisfaction.
Partie 2 : Les rĂšgles (âThe Rulesâ)
RĂšgle 1 : Travailler en profondeur (âWork Deeplyâ)
Nous avons un montant limitĂ© de volontĂ©, qui sâĂ©puise Ă longueur quâon lâutilise.
Il faut donc organiser son Deep Work de maniÚre intelligente, grùce notamment à des routines. Par exemple, un temps et un endroit chaque soir dédié au Deep Work.
Il décrit The Monastic Philosophy of Deep Work Schedulin qui tente de maximiser le Deep Work en éliminant ou radicalement minimiser les obligations superficielles.
The Bimodal Philosophy of Deep Work Scheduling elle, divise le temps, pour dédier des blocs de temps au Deep Work et le reste est ouvert.
Pour ce qui est de la The Rythmic Philosophy of Deep Work Scheduling lâidĂ©e est dâavoir un rythme, fixe, rĂ©gulier de session de Deep Work. Par exemple, faire chaque jour une session de 90 minutes de Deep Work Ă 6h00.
Entre le Bimodal et le Rythmic, il explique que le choix peut se faire en fonction de nos objectifs. Par exemple si nous avons la pression de publier un livre Ă une Ă©chĂ©ance alors le Bimodal est peut-ĂȘtre plus adapatĂ©. En revanche, si nous nâavons pas de pression particuliĂšre liĂ©e Ă notre objectif alors le Rythmic est peut-ĂȘtre mieux. Lâhabitude permettrait de maintenir la progression.
The Journaliste Philosophy of Deep Work Scheduling a pour but de dĂ©marrer le Deep Work dĂšs lors quâon a du temps libre. Ce nâest pas lâapproche la plus simple dans la mesure il faut âswitcherâ rapidement dans un mode de concentration.
Rituels (âRitualsâ)
Il préconise pour optimiser les sessions de Deep Work, de construire des rituels stricts. Ces rituels permettent de switcher efficacement vers le Deep Work, en limitant la friction.
Il explique que les rituels doivent ĂȘtre propres Ă chacun, quelques pistes/questions :
- OĂč travailler ? Et pour combien de temps ?
- Comment travailler une fois la session lancĂ©e ? Par exemple : interdiction dâaller sur internet, son tĂ©lĂ©phone. Lire Ă minima 30 pagesâŠ
- Comment accompagner le travail ? Par exemple : je commence chaque session avec une tasse de cafĂ©, jâai mon crayon, carnet de note⊠Toutes ces rĂšgles permettent de ne pas perdre dâĂ©nergie inutile et focus un maximum sur le Deep Work en lui mĂȘme.
Faire de grandes actions (âMake Grand Gestureâ)
Un changement radical dâenvironnement, couplĂ© par exemple avec un effort financier permet dâaccorder une grande importance Ă la tĂąche/projet. Car on y a investi quelque chose.
Ne pas travailler seul (âDonât Work Aloneâ)
Il explique que pour lâinnovation, le travail en Ă©quipe est une mĂ©thode efficace.
Il décrit 2 rÚgles :
- La distraction est un destrcuteur de concentration. Le modĂšle hub-and-spoke, qui permet dâallier des sessions de travail seul et des session de travail en Ă©quipe dans des salles dĂ©diĂ©s permet de bien sĂ©parer le travail. Un mix des deux serait contre-productif.
- MĂȘme lors des sessions de travail seul, si Ă un moment le travail en Ă©quipe est nĂ©cessaire, alors travailler en Ă©quipe. Les efforts communs pour rĂ©soudre un problĂšme peuvent ĂȘtre plus efficaces en Ă©quipe dans certains cas. En rĂ©sumĂ©, utiliser le travail en Ă©quipe Ă bon essient.
Agir comme une entreprise (âExecute Like A Businessâ)
Il décrit un framework 4DX : The 4 Disciplines of Execution :
- Focus sur le plus important : Il cite âPlus vous essayez dâen faire, moins vous en accomplissezâ. DĂ©finir quelques objectifs les plus importants.
- Agir sur les mesures principales : Une fois lâobjectif identifiĂ©, il faut en mesure le succĂšs. Il dĂ©crit 2 mesures :
- Lag Measure : lâĂ©lĂ©ment final que lâon souhaite amĂ©liorer.
- Lead Measure : mesurer les comportements qui vont permettre de réussir les Lag Measure.
- Tenir un tableau de bord : Un tableau de bord composé des Lag et Lead Measures est une source motivation.
- Créer une cadence/rythme : Il explique que pour maintenir le focus sur les objectifs, il faut mettre en place une réunion réguliÚre.
Soyez fainĂ©ants (âBe Lazyâ)
A la fin dâune journĂ©e de travail, dĂ©connectez complĂ©tement. Ne pas lire ses emails. Si besoin, allonger la journĂ©e de travail mais il est primordial de se dĂ©connecter. Pourquoi ?
- Les temps morts favorisent la réflexion. Des études expliquent que le subconscient est meilleur pour la réflexion, pour une prise de décision compliqué par ex.
- La dĂ©connexion permet de recharger son Ă©nergie pour le Deep Work. Des Ă©tudes montrent quâune balade en forĂȘt permet dâavoir un boost de concentration. En ville non, car trop de stimuli extĂ©rieurs. En respectant la dĂ©connexion, on rend plus efficace le travail du lendemain.
- Le travail qui remplace la dĂ©connexion du soir nâest gĂ©nĂ©ralement pas important. En lien avec les Ă©tudes qui expliquent que lâon a quâun certains montant dâĂ©nergie chaque jour que lâon peut allouer au Deep Work, la dĂ©connexion nâa pas de rĂ©el impact sur le travail. Il convient en revanche dâavoir un Rituel de dĂ©connexion, pour chaque tĂąche incomplĂšte : 1) On a un plan pour le complĂ©ter. 2) Câest capturĂ© dans un outil, permettant dâĂȘtre consultĂ© Ă posteriori. Le Shutdown Ritual de Cal : - Une derniĂšre lecture des emails. - TransfĂ©rer toutes les tĂąches/actions dans lâoutil To-Do. - Parcourir toute la liste de tĂąche et parcourir les prochains jours du calendrier. - Faire un plan de la journĂ©e pour le lendemain. - Dire âShutdown Completeâ
RĂšgle 2 : Accepter lâennui (âEmbrace Boredomâ)
Il dĂ©crit la mauvaise habitude dâĂȘtre constamment dĂ©concentrer. Pour planifier la concentration il faut des rĂšgles.
- Intégrer dans son calendrier des sessions de Deep Work.
- Ne pas faire de pause entre les distractions, faire des pauses entre des sessions de Deep Work. Planifier des sessions de distraction et sâinterdire de les faire en dehors de ces sessions.
Travailler comme Teddy Roosevelt (âWork Like Teddy Rooseveltâ)
La stratégie décrite :
- Injecter des sessions intenses de travail dans sa journée.
- En particulier, identifier une tĂąche âprofondeâ prioritaire.
- Définir une deadline courte.
- Si possible, communiquer publiquement cette deadline. Ceci pousse à travailler avec intensité.
MĂ©diter de maniĂšre productive (âMeditate Productivelyâ)
Lâobjectif est dâavoir un moment oĂč lâon est physiquement occupĂ© mais pas mentalement, une marche par exemple, une douche etcâŠ
Et cibler sa réflexion sur un seul problÚme. Il donne 2 suggestions pour y arriver :
- Attention aux distractions, essayer de toujours garder son attention sur ce problĂšme.
- Structurer sa pensée, adopter une approche méthodique.
MĂ©moriser un jeu de cartes (âMemorize a Deck of Cardsâ)
Il explique que sâentraĂźner Ă mĂ©moriser des choses complexes nâest pas juste un skill. Câest un excellent exercice pour pour muscler sa capacitĂ© de concentration.
Il décrit pour expliquer cela un exercice pour mémoriser
RĂšgle 3 : Stopper les RĂ©seaux Sociaux (âQuit Social Mediaâ)
Il faut accepter que les réseaux sociaux ne sont pas forcément le diable incarné, mais aussi accepter que ceux-ci ne doivent pas abuser de votre temps et attention.
The Any-Benefit Approach to Network Tool Selection
On justifie lâutilisation des rĂ©seaux sociaux si on en trouve des bĂ©nĂ©fices, par exemple la peur de manquer quelque chose si on ne lâutilise pas.
Le problĂšme de cette approche est que lâon Ă©vacue tous les cĂŽtĂ©s nĂ©gatifs.
The Craftman Approach to Tool Selection
Identifier les facteurs clĂ©s qui sont dĂ©terminant dans votre succĂšs et votre bonheur, dans votre vie pro et perso. Adopter un outil seulement sâil a un impact positif sur ces facteurs clĂ©s.
Ces 2 approches sont donc en opposition et il est prĂ©fĂ©rable dâadopter la seconde.
The Law of the Vital Few : dans beaucoup de situations, 80% dâun effet donnĂ© est dĂ» Ă seulement 20%. Par exemple : 80% des bĂ©nĂ©fices de lâentreprise viennent de seulement 20% de certains clients (rĂšgle des 80/20).
RĂšgle 4 : (âDrain the Shallowsâ)
On avertit sur le travail peu profond (Shallow Work), car les dommages sont souvent sous-coté alors que son importance est surcoté.
Ces tĂąches sont nĂ©cessaires mais doivent ĂȘtre organisĂ©es pour ne pas impacter les sessions de Deep Work.
Il décrit la stratégie suivante pour y arriver :
Planifier chaque minute de sa journée (Time Blocking) : Au début de chaque journée de travail, dédier une nouvelle page de son carnet à ce besoin. Mettre en marge toutes les heures de la journée. Diviser la journée en blocs et y assigner des activités.
Il faut accepter que ce calendrier sera révisé :
- Tùches qui durent plus longtemps que prévu.
- Urgences, priorités qui chamboulent le planning.
Quantify the Depth of Every Activities
Il explique quâil est difficile de savoir si une tĂąche est du Shallow Work.
Pour cela il se pose la question suivante : âCombien de temps cela prendrait-il (en mois) pour entraĂźner un Ă©tudiant intelligent rĂ©cemment sorti dâĂ©cole sans spĂ©cialitĂ© dans ce domaine pour y parvenir.â
Ask Your Boss for a Shallow Work Budget
Une question importante que lâon pourrait se poser : âQuel % de mon temps devrait ĂȘtre affectĂ© Ă du Shallow Work ?â
Become Hard to Reach
- Faire que les personnes qui vous envoient des emails aient plus de travail Ă fournir.
- Travailler plus quand on envoie ou rĂ©pond Ă un email. Il explique que rĂ©pondre rapidement Ă une demande par mail nâest pas efficace, on renvoie temporairement la responsabilitĂ© Ă lâexpĂ©diteur mais celui-ci va revenir encore et encore vers nous. Il se pose la question suivante : âQuel est le projet de ce message ? Et quel est le process le plus efficace pour arriver Ă une conclusion positive.â
- Ne pas répondre.
Ne pas rĂ©pondre si une de ces 3 rĂšgles sâapplique :
- Lâemail est ambigu et il est difficile de gĂ©nĂ©rer une rĂ©ponse raisonnable.
- La question/proposition ne mâintĂ©resse pas.
- Rien de bien ou de mal ne va se passer si je ne réponds pas.
